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Les nouvelles règles de sécurité des liquides dans les aéroports britanniques : ce qu’il faut savoir

Publié le

Rédigé par Salomé

La gestion des liquides en cabine continue d’évoluer dans les aéroports britanniques, bien que certains changements apportent encore des confusions parmi les voyageurs. Depuis plusieurs années, la règle des 100 ml pour les liquides, aérosols et gels dans les bagages à main est un incontournable des contrôles de sécurité. Pourtant, la mise en place de nouvelles technologies pourrait bien transformer cette règle dans un avenir proche.


Une évolution des technologies de sécurité

Au cours des derniers mois, certains aéroports britanniques ont fait un grand pas en avant grâce à l’installation de scanners de tomographie assistée par ordinateur (CT), une technologie utilisée dans le domaine médical pour analyser la composition des objets de manière tridimensionnelle. Ces nouveaux équipements permettent de passer les contrôles de sécurité de manière plus fluide, sans avoir à sortir les liquides ou appareils électroniques des bagages à main.

Gatwick, un des plus grands aéroports du Royaume-Uni, a déjà introduit ce système. Les voyageurs peuvent désormais laisser leurs liquides et leurs appareils électroniques dans leurs sacs, un changement majeur dans l’expérience des passagers. “Plus de 95 % des passagers passent désormais la sécurité en moins de cinq minutes”, précise Cyrus Dana, responsable de la sécurité à Gatwick, à la BBC.

Qu’en est-il des autres aéroports ?

Alors que certains aéroports comme Birmingham, Londres City ou encore Luton ont déjà adopté cette technologie, d’autres ont pris du retard. À partir du 1er juin 2024, la règle des 100 ml devrait être supprimée dans les aéroports disposant de ces scanners, mais pour le moment, les restrictions sur les liquides demeurent en place dans une majorité de lieux.

Des ajustements nécessaires

Le 9 juin 2024, les autorités britanniques ont ordonné la réintroduction de la limite de 100 ml pour les liquides dans les bagages à main dans certains aéroports, malgré les investissements massifs dans ces technologies. Cela a été présenté comme une mesure temporaire pour améliorer les systèmes de sécurité, suite à des problèmes d’identification erronée de certains objets inoffensifs.

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Le changement a créé une certaine confusion parmi les passagers qui avaient l’habitude de voyager avec des liquides dans leurs sacs sans restriction. Ce retour aux anciennes règles a aussi mis en lumière les difficultés rencontrées dans l’intégration de la nouvelle technologie, certains objets inoffensifs, comme des livres ou des tubes de crème solaire, ayant été incorrectement identifiés comme des menaces.

Quelles conséquences pour les voyageurs ?

Pour les voyageurs partant d’un aéroport britannique équipé de la nouvelle technologie, les règles actuelles permettent d’embarquer des liquides dans des contenants de 100 ml ou moins sans avoir à les placer dans un sac en plastique transparent. Cependant, lors des escales dans des aéroports ne disposant pas de ces scanners, les restrictions classiques, à savoir un sac transparent et une limite de 1 litre pour les liquides, restent d’actualité.

Les passagers doivent donc rester vigilants et se renseigner sur les règles de sécurité spécifiques à chaque aéroport, notamment lors des correspondances. En Europe, la plupart des aéroports ont choisi de revenir aux anciennes règles en raison de problèmes similaires rencontrés avec les scanners.

Des progrès à l’échelle mondiale ?

À l’échelle mondiale, de nombreuses questions demeurent concernant la sécurité aéroportuaire. Bien que des progrès aient été réalisés avec l’introduction des scanners CT, les règles varient d’un pays à l’autre. Par exemple, aux États-Unis, les voyageurs doivent se préparer à des contrôles plus stricts pour les substances en poudre, et les règles sur les liquides restent également très rigides.

Malgré ces avancées technologiques, le déploiement à grande échelle reste un défi. Les passagers devront continuer de s’adapter à des réglementations variées en fonction des aéroports et des pays qu’ils traversent.