Et si vivre en croisière permanente devenait une alternative crédible à la vie « normale » à terre ? Pour certains, ce n’est plus un rêve fou, mais une réalité quotidienne. Qu’ils soient retraités, digital nomads ou simplement avides de liberté, ils sont de plus en plus nombreux à troquer leur logement fixe pour une cabine en mer, avec à la clé un train de vie parfois plus abordable que celui qu’ils avaient auparavant.
Une vie de croisière… moins chère que la vie à terre ?
C’est le cas de Lanette et Johan Canen, un couple de 55 ans qui a tout vendu pour s’installer à bord du Villa Vie Odyssey, une croisière résidentielle qui parcourt le monde entier pendant trois ans et demi, avec des arrêts dans 425 ports. Leur cabine leur coûte environ 2 716 £ par mois (l’équivalent de 3 130€), incluant nourriture, boissons, Wi-Fi, service de ménage et bien sûr, un itinéraire digne d’un tour du monde.
« Les gens pensent qu’il faut être ultra riche pour vivre comme ça, mais c’est moins cher que notre loyer et nos charges à Hawaï », affirme Johan au DailyMail. « C’est une évidence pour nous. »
Quand les chiffres s’alignent
Même son de cloche du côté de Monica et Jorell, un couple américain qui a enchaîné 36 croisières d’affilée en 2023. Avec des offres fidélité et des économies bien gérées, ils ont pu financer huit mois de croisière pour 7 900 £ (9 100€). « Hébergement, nourriture, divertissements… tout est inclus. On n’a besoin que d’un peu d’argent de poche », explique Monica. Ils ont même mis leur maison en location pour compléter leurs revenus.
Quant à Lynelle, une Youtubeuse américaine connue sous le nom Poverty to Paradise, elle partage en toute transparence le coût de sa vie à bord. En octobre 2024, elle a dépensé 2 089 $ (environ 1 840 €), incluant croisière, hôtel, transport, repas, soins personnels et extras. Ses mois précédents ? Entre 1 300 et 1 800 € par mois, soit bien en deçà du coût de la vie moyen aux États-Unis.
Plus qu’un mode de vie, une philosophie
Au-delà de l’aspect économique, c’est une véritable philosophie de vie que ces « marins permanents » adoptent. Moins de possessions, plus d’expériences. Lanette et Johan ont par exemple vendu leur entreprise et leurs 31 voitures pour partir à l’aventure, sans plan de retour. Monica et Jorell parlent d’une liberté retrouvée. Quant à Lynelle, elle voit dans cette vie une échappatoire à un passé difficile et une reconquête de soi.
Des limites… mais pas de regrets
Bien sûr, tout n’est pas idyllique. Les conditions météo peuvent faire annuler certaines escales, les effets physiques du roulis persistent à terre, et le lien avec la famille peut se distendre. Mais tous s’accordent à dire qu’ils ne reviendraient en arrière pour rien au monde.
Et avec la montée du télétravail, certains y voient même une tendance d’avenir. « C’est la vie de demain », affirme Johan. Et si vivre à bord d’un paquebot devenait une vraie alternative aux loyers exorbitants, à la routine métro-boulot-dodo, et au stress du quotidien ?





