Actualités voyage

Les coquelicots reviennent à la tour de Londres pour marquer les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre Mondiale

Publié le

Rédigé par Romane

Londres, 14 mars 2025 — La Tour de Londres, l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale britannique, accueillera à partir du 6 mai une nouvelle installation artistique en céramique. Cette œuvre, constituée de près de 30 000 coquelicots, rendra hommage à la fin de la Seconde Guerre mondiale et marquera le 80e anniversaire de la victoire en Europe. L’exposition sera ouverte au public jusqu’au 11 novembre, jour de l’Armistice.


Un héritage émouvant

Le design de cette installation a été imaginé par l’artiste Tom Piper, qui avait déjà supervisé l’exposition « Blood Swept Lands and Seas of Red » en 2014. À l’époque, plus de 888 000 coquelicots en céramique avaient été disposés autour de la Tour de Londres pour commémorer les soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale. Un spectacle visuel marquant qui avait attiré plus de cinq millions de visiteurs. Cette fois-ci, le nombre de coquelicots sera réduit à 30 000, mais l’impact émotionnel devrait être tout aussi puissant.

« Partout où ces coquelicots ont été, ils ont rassemblé les gens, avec leurs propres histoires de sacrifice, de commémoration et d’espoir pour l’avenir », a déclaré Tom Piper au micro de la BBC. « Ils ont beaucoup à dire sur l’universalité de la guerre et l’angoisse de la souffrance et de la perte. »

Une installation symbolique

Le thème de cette exposition est profondément ancré dans l’histoire du site lui-même. En effet, la Tour de Londres a été gravement endommagée pendant le Blitz, la campagne de bombardements allemands sur Londres, et plusieurs vies y ont été perdues, dont celle de Samuel Reeves, un Beefeater, et de Lily Frances Lunn, une habitante du site.

La nouvelle installation, qui sera installée au cœur de la cour de la Tour, représentera symboliquement une « plaie », à travers laquelle les coquelicots s’étendront en formant un cratère, avec des ondulations qui s’élargissent à mesure qu’elles se propagent à travers l’espace. Ce choix de mise en scène vise à symboliser à la fois la souffrance immédiate de la guerre et l’impact durable qu’elle laisse sur les générations suivantes.

L’œuvre est visible à Londres jusqu’au 11 novembre, jour de l’Armistice – Crédits Historic Royal Palaces

Un accès facilité pour le public

Cette installation émotive sera incluse dans les billets d’entrée à la Tour de Londres, mais une partie de l’exposition sera visible gratuitement depuis le chemin public, permettant ainsi à tous de participer à cette commémoration.

« Nous avons appris que des installations plus petites, comme celle-ci, pouvaient toujours transmettre une grande puissance émotionnelle », a ajouté Tom Piper. « L’objectif est de créer un espace de réflexion, non seulement sur les pertes humaines durant la guerre, mais aussi sur la résilience et l’espoir d’un avenir meilleur. »

Célébrations du 80e anniversaire de la fête de la Victoire

L’exposition coïncide avec un programme d’événements organisés à travers Londres pour marquer l’anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des concerts, des services religieux et des défilés militaires sont prévus, ainsi qu’un survol des Red Arrows et une grande fête à bord du HMS Belfast. La cérémonie du 5 mai, au Cenotaph, marquera le début des festivités.