Face à la nécessité de relancer un secteur touristique fortement fragilisé par les crises économiques et politiques des dernières années, le Sri Lanka a décidé de franchir un cap stratégique en supprimant les frais de visa touristique pour les ressortissants de plus de 40 pays. Une mesure entrée en vigueur le 25 mai 2026, qui vise à renforcer l’attractivité de la destination tout en maintenant un cadre administratif structuré.
Le Sri Lanka mise sur la gratuité des visas pour relancer le tourisme
Depuis le 25 mai 2026, le Sri Lanka a officiellement supprimé les frais liés à l’autorisation de voyage électronique (ETA) pour les séjours touristiques de courte durée. Cette décision s’applique aux ressortissants de 40 pays, dont la France, mais aussi à de nombreux marchés européens, asiatiques, moyen-orientaux et nord-américains.
La mesure, validée en amont par le gouvernement sri-lankais puis adoptée par le Parlement, a été formalisée par une circulaire du Département de l’immigration et de l’émigration. Elle marque l’aboutissement d’un projet évoqué depuis plusieurs années par les autorités, dans un contexte de relance économique et de reconquête des flux touristiques internationaux.
Une autorisation de voyage toujours obligatoire mais désormais gratuite
Si les frais disparaissent, la procédure, elle, demeure. Les voyageurs concernés doivent toujours effectuer une demande d’ETA en ligne avant leur départ pour le Sri Lanka. Cette autorisation électronique reste un prérequis obligatoire pour entrer sur le territoire.
Le système conserve donc sa fonction de contrôle préalable des entrées, mais avec un avantage majeur pour les visiteurs : la gratuité de la démarche pour les séjours touristiques de courte durée. Les autorités ont également confirmé que les frais déjà payés avant l’entrée en vigueur de la mesure ne feront l’objet d’aucun remboursement.
Des conditions de séjour encadrées : 30 jours et double entrée
Selon les précisions apportées par la circulaire officielle, l’ETA touristique gratuite permet un séjour de 30 jours. Elle autorise également une double entrée sur le territoire sri-lankais.
Concrètement, un voyageur peut entrer une première fois dans le pays, en sortir, puis y revenir une seconde fois dans la limite de validité de son autorisation. Dans ce cas, la durée restante du séjour initial continue de s’appliquer lors de la seconde entrée.
Pour les séjours dépassant les 30 jours, une prolongation reste possible, mais celle-ci demeure payante selon les tarifs habituels en vigueur.
Une ouverture élargie à 40 pays stratégiques
La liste des pays concernés couvre une large partie des marchés touristiques mondiaux. En Europe, elle inclut notamment la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, le Royaume-Uni, la Suède ou encore la Pologne.
S’y ajoutent plusieurs pays majeurs comme les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon, l’Australie ou encore la Turquie et les Émirats arabes unis. Au total, 40 nationalités peuvent désormais bénéficier de cette gratuité, quel que soit le type de passeport détenu, y compris diplomatique ou officiel.
Certaines nationalités bénéficient déjà de dispositifs spécifiques. Les ressortissants des Maldives, des Seychelles et de Singapour doivent également passer par le système ETA, désormais gratuit pour eux, avec des conditions particulières dans le cadre d’accords bilatéraux, notamment pour les Maldives où un séjour pouvant aller jusqu’à 90 jours est prévu.
Une stratégie claire de compétitivité touristique
À travers cette réforme, le Sri Lanka cherche à renforcer son positionnement face à d’autres destinations concurrentes en Asie du Sud et dans l’océan Indien. Le tourisme représentant une source importante de devises, cette mesure vise à réduire le coût d’accès au pays tout en maintenant un contrôle administratif via l’ETA.
Les autorités espèrent ainsi stimuler les arrivées internationales, en s’appuyant sur les atouts naturels et culturels du pays : plages tropicales, sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, safaris et expériences ferroviaires panoramiques.




