Après un été 2024 en demi-teinte, le tourisme repart nettement à la hausse dans le Grand Est. Entre avril et septembre 2025, la région a enregistré 14,9 millions de nuitées dans les hébergements collectifs, soit une progression de 5,2 % en un an, selon les dernières données publiées par l’Insee. Une performance supérieure à la moyenne nationale (+4,5 %) et surtout un niveau inédit, dépassant même celui de 2019, dernière référence avant la crise sanitaire.
Tous les voyants au vert pour les hébergements touristiques
La reprise concerne l’ensemble des types d’hébergement. Les hôtels restent largement en tête avec 8,1 millions de nuitées, en hausse de 3 %. Ils séduisent avant tout pour des séjours courts, d’une durée moyenne de 1,5 jour, confirmant leur rôle clé dans le tourisme urbain et d’affaires.
Mais ce sont les campings qui affichent la plus forte progression : +10 %, pour atteindre 4,2 millions de nuitées. L’hôtellerie de plein air profite pleinement de l’attrait pour les séjours nature et de proximité, notamment auprès des clientèles européennes. Les autres hébergements collectifs (villages vacances, résidences de tourisme, auberges de jeunesse) totalisent quant à eux 2,6 millions de nuitées, en hausse de 5 %.
Une clientèle étrangère toujours très présente
Les touristes non-résidents représentent près de 45 % de la fréquentation estivale dans le Grand Est. Parmi eux, les Allemands dominent largement, avec près d’un quart des nuitées étrangères, devant les Belges et les Néerlandais. Les clientèles européennes concentrent l’essentiel des séjours, notamment dans les campings.
Dans l’hôtellerie, la hausse est principalement portée par les visiteurs étrangers, avec une progression marquée des nuitées américaines et asiatiques, même si ces marchés restent minoritaires à l’échelle régionale. À l’inverse, ces clientèles lointaines se montrent plus discrètes dans l’hôtellerie de plein air, largement dominée par les Européens.
Avril et juin, moteurs de la saison
Si la fréquentation progresse tout au long de l’été, les mois d’avril et de juin se distinguent particulièrement, avec des hausses respectives de 14 % et 13 % par rapport à 2024. L’afflux de touristes étrangers y est particulièrement marqué, en hausse de plus de 25 % sur ces périodes.
À l’inverse, le mois de mai constitue la seule exception, avec un léger recul des nuitées, notamment du côté de la clientèle internationale. Un phénomène en partie lié au calendrier, le week-end de la Pentecôte s’étant déroulé en juin en 2025.
Une dynamique positive dans tous les départements
Autre signal fort : tous les départements du Grand Est bénéficient de cette reprise. La progression s’étend de +2 % dans l’Aube à +17 % dans la Meuse. Les départements alsaciens (Bas-Rhin et Haut-Rhin, notamment dans l’un des plus beaux villages de France à Eguisheim) ainsi que la Moselle concentrent une large part de la fréquentation et expliquent plus de 60 % de la hausse régionale.
Les campings jouent un rôle moteur dans plusieurs territoires, notamment dans la Meuse, le Bas-Rhin ou la Meurthe-et-Moselle, confirmant l’attractivité croissante des destinations rurales et naturelles.
Une région solidement ancrée sur la carte touristique
Avec une fréquentation désormais supérieure à celle d’avant-crise, le Grand Est confirme en 2025 sa capacité de rebond et son attractivité touristique durable. Diversité des paysages, proximité avec plusieurs marchés européens et montée en gamme de certains hébergements expliquent en partie cette dynamique, qui place la région parmi les bons élèves de la saison estivale en France.




