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Voyager à Oman cet hiver : destinations à découvrir, accueil touristique et budget à anticiper

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Rédigé par Arthur

À l’approche de l’hiver 2026-2027, Oman poursuit ses efforts pour renforcer son attractivité touristique. Entre la valorisation de ses paysages désertiques, l’amélioration des infrastructures d’accueil et la formation des professionnels du secteur, le sultanat entend enrichir l’expérience des voyageurs. Un objectif qui s’inscrit toutefois dans un contexte moins favorable pour les budgets, marqué par la hausse des tarifs aériens et les incertitudes économiques et géopolitiques.


Oman mise sur une offre touristique plus diversifiée

Le sultanat d’Oman aborde la prochaine saison hivernale avec l’ambition de consolider sa place parmi les destinations du Moyen-Orient. Les autorités poursuivent le développement des infrastructures touristiques et la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel, avec une attention particulière portée aux régions susceptibles d’attirer les visiteurs pendant les mois les plus propices aux activités de plein air.

Dans le gouvernorat de North A’Sharqiyah, les préparatifs concernent notamment l’aménagement des sites touristiques, le développement des hébergements et l’organisation d’un programme d’activités destiné aux visiteurs locaux et internationaux. Cette région rassemble des paysages particulièrement variés, entre dunes dorées, oasis verdoyantes, vallées encaissées, bassins naturels et villages historiques.

Selon les données du ministère du Patrimoine et du Tourisme, North A’Sharqiyah compte environ 111 établissements d’hébergement en activité, représentant près de 1 363 chambres. L’offre comprend des hôtels, des complexes touristiques, des maisons d’hôtes, des hébergements écologiques et des camps installés dans les zones désertiques.

Cette diversité permet de répondre à plusieurs profils de voyageurs, des amateurs d’aventure aux visiteurs intéressés par le patrimoine local, en passant par ceux qui recherchent un séjour au contact de la nature.

North A’Sharqiyah, entre désert, oasis et patrimoine

Le gouvernorat offre plusieurs possibilités d’itinéraires pour découvrir les différentes facettes d’Oman. Ses localités associent paysages naturels, activités de plein air et sites historiques, constituant une alternative intéressante aux circuits centrés uniquement sur la capitale et les grandes destinations du pays.

Bidiya et Al Qabil, au cœur des paysages désertiques

La localité de Bidiya figure parmi les destinations les plus connues de la région pour ses étendues de sable et ses camps touristiques. Elle attire les visiteurs en quête d’expériences dans le désert et d’activités d’aventure.

À proximité, Al Qabil développe également une offre tournée vers le camping hivernal et les loisirs de plein air. Les hébergements implantés dans ces secteurs contribuent à rendre les paysages désertiques plus accessibles aux voyageurs souhaitant passer une nuit au cœur des dunes.

Wadi Bani Khalid, entre bassins naturels et sites historiques

Wadi Bani Khalid compte parmi les sites emblématiques de North A’Sharqiyah. Ses bassins d’eau attirent les amateurs de paysages naturels, tandis que les environs permettent de découvrir plusieurs lieux d’intérêt historique et culturel.

La région abrite notamment la grotte de Majlis Al Jinn, la mosquée historique d’Al Aweina, le fort d’Al Adfin et les cascades de Hawar. Cette association de curiosités naturelles et patrimoniales permet d’enrichir les excursions au-delà des seules activités de plein air.

Le site de Wadi Bani Khalid se prête à la détente ainsi qu’à la baignade

Ibra, une étape pour découvrir le patrimoine omanais

La ville d’Ibra se distingue par son marché populaire du mercredi et par plusieurs sites historiques. Les villages d’Al Manzafah et d’Al Qanatar témoignent de l’architecture et de l’histoire locales.

Les visiteurs peuvent également s’intéresser à la mosquée des Deux Qiblas, au musée Bait Al Darwaza, au barrage de Qafifah et au parc Safari World. Ces lieux offrent différentes approches du patrimoine et des loisirs dans cette partie du sultanat.

Dima Wa Al Tayeen, entre vallées et paysages naturels

Le territoire de Dima Wa Al Tayeen complète cette offre avec ses cours d’eau, ses bassins naturels et ses wadis. Le fort d’Al Hammam ainsi que les espaces naturels de Samout, d’Al Shakharah et d’Al Ghabrah figurent parmi les sites signalés dans la région.

Plus au sud et à l’est du gouvernorat, Al Mudhaibi conserve également des vestiges historiques, dont les forts d’Al Rawdah et de Bait Al Khabib, tandis que les parcs d’Al Hawra et de Wadi Andam permettent de varier les découvertes.

Sinaw, enfin, est notamment connue pour son marché traditionnel et les quartiers archéologiques d’Al Sawawifah et d’Al Barashidah.

Des aménagements pour faciliter les visites

Pour améliorer l’orientation des visiteurs et mieux faire connaître ces lieux, le ministère du Patrimoine et du Tourisme a installé plus de 40 panneaux directionnels, touristiques et informatifs sur certains sites naturels, historiques et patrimoniaux du gouvernorat.

Ces équipements doivent faciliter les déplacements, apporter des informations sur les lieux visités et sensibiliser le public à la préservation du patrimoine. Ils s’inscrivent dans une démarche plus large visant à rendre les destinations régionales plus accessibles et à mieux répartir les expériences touristiques à travers le pays.

Une industrie touristique en pleine expansion

Le développement de North A’Sharqiyah reflète une dynamique nationale plus vaste. Oman cherche à accroître le poids du tourisme dans son économie en multipliant les investissements, en diversifiant les destinations et en attirant davantage de visiteurs internationaux.

En 2025, le pays a accueilli 3,966 millions de visiteurs internationaux, dont 2,714 millions de touristes ayant passé au moins une nuit sur place, selon le Centre national des statistiques et de l’information. Les dépenses liées au tourisme récepteur ont dépassé 1,01 milliard de rials omanais, tandis que les visiteurs avec nuitée ont totalisé 17,7 millions de nuitées.

La contribution directe du tourisme au produit intérieur brut a atteint 1,135 milliard de rials en 2025, soit 2,7 % de l’économie nationale.

Les investissements accompagnent cette progression. Entre 2021 et 2024, 584 projets dans les secteurs du patrimoine et du tourisme ont été recensés par l’unité chargée du suivi de la mise en œuvre de la Vision Oman 2040, pour un montant total de 2,59 milliards de rials omanais.

À plus long terme, le ministère du Patrimoine et du Tourisme vise 12 millions de visiteurs par an à l’horizon 2040. Pour atteindre cet objectif, l’enjeu ne consiste pas seulement à développer les capacités d’hébergement et les attractions : il s’agit aussi de proposer un accueil à la hauteur des attentes d’une clientèle internationale diversifiée.

La qualité des services, un enjeu majeur pour la saison hivernale

Avec l’augmentation de la fréquentation et l’élargissement de l’offre touristique, la qualité de l’expérience vécue sur place devient un élément central de la stratégie du sultanat.

À Mascate, une formation spécialisée organisée par Arabica Orient Tours a réuni plus de 50 professionnels du tourisme, parmi lesquels des salariés, des travailleurs indépendants et des fournisseurs de services. Cette initiative, organisée en préparation de la saison 2026-2027, portait sur plusieurs aspects concrets du séjour : la planification des itinéraires, la connaissance des destinations, l’accueil des visiteurs et la gestion des imprévus.

Présentée par Natalie Askar, professionnelle du tourisme disposant notamment d’une expérience dans l’accompagnement de groupes et sur le marché allemand, la formation s’est intéressée aux difficultés susceptibles de survenir pendant un voyage, qu’il s’agisse d’un problème d’hébergement, d’un changement de transport ou d’une modification du programme prévu.

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Cette dimension opérationnelle est importante dans une destination où le séjour peut mobiliser de nombreux prestataires successifs. Un voyageur peut ainsi dépendre d’une entreprise pour son transfert depuis l’aéroport, d’un hôtel pour son hébergement, d’un guide pour ses visites et d’autres opérateurs pour ses excursions ou ses repas. Une défaillance ponctuelle peut alors affecter l’impression générale laissée par le pays.

La formation a également insisté sur la nécessité de transmettre une connaissance approfondie de l’histoire, de la culture et du patrimoine vivant d’Oman. Au-delà des informations pratiques, la capacité des professionnels à contextualiser les lieux visités contribue à donner davantage de sens aux expériences proposées.

Arabica Orient Tours, qui indique exercer ses activités à Oman depuis 16 ans, prévoit d’évaluer les participants pendant la saison touristique 2026-2027 et de distinguer les professionnels les plus performants à son terme. Les critères précis de cette évaluation n’ont toutefois pas été communiqués.

Cette initiative illustre une évolution du secteur : à mesure que les infrastructures se développent, la qualité des services et la coordination entre les acteurs deviennent des facteurs déterminants pour fidéliser les visiteurs et renforcer la réputation de la destination.

Des billets d’avion plus chers pour la saison hivernale

Les ambitions touristiques d’Oman se heurtent néanmoins à un contexte international qui pourrait peser sur les décisions de voyage. À l’approche de l’hiver, la hausse des tarifs aériens constitue une préoccupation pour les voyageurs, notamment ceux qui planifient leurs vacances plusieurs mois à l’avance.

D’après une analyse d’OAG fondée sur quatre semaines complètes de données de départ, le tarif aérien moyen mondial a progressé de 12,3 % sur un an. Il s’établissait à 448 dollars en septembre 2026, contre 399 dollars en septembre 2025. En octobre, la moyenne atteignait 453 dollars, contre 412 dollars un an plus tôt.

Cette progression s’explique notamment par le renchérissement du carburant aérien, qui représente près de 40 % des coûts d’exploitation d’une compagnie. Alors que son prix se situait sous les 90 dollars le baril en février 2026, il a dépassé les 200 dollars en avril et en mai, avant de se maintenir entre 185 et 194 dollars pendant une grande partie des mois de septembre et d’octobre.

Les promotions ponctuelles n’ont donc pas suffi à inverser la tendance. Les prix sont restés relativement élevés, y compris pendant des périodes traditionnellement moins fréquentées.

Les variations observées au cours de l’année montrent toutefois que les tarifs ne suivent pas une trajectoire uniforme. En comparaison annuelle, leur hausse a culminé à 25,8 % en mars 2026, avant de retomber à 11,1 % en avril. Elle est remontée à 21,6 % en mai, puis a atteint son niveau le plus bas, à 7,7 %, en juillet, après l’annonce d’un accord temporaire entre les États-Unis et l’Iran.

L’évolution des prochains mois dépendra notamment du coût de l’énergie, de la demande et de la situation géopolitique. Marie Owens Thomsen, vice-présidente principale chargée du développement durable et économiste en chef de l’Association internationale du transport aérien, souligne que la baisse du pouvoir d’achat liée à la hausse des prix de l’énergie pourrait conduire certains voyageurs à revoir leur budget, voire à renoncer à certains déplacements.

Les liaisons avec l’Inde également concernées

Les voyageurs se rendant à Oman depuis l’Inde pourraient eux aussi ressentir cette pression sur les prix. Plusieurs grandes compagnies indiennes, dont IndiGo, Air India et Air India Express, ont relevé leurs suppléments carburant au cours du mois d’octobre.

Le supplément annoncé atteint 5 500 roupies sur certaines liaisons à destination de l’Asie du Sud-Est, du Conseil de coopération du Golfe, du Moyen-Orient ainsi que de l’Asie du Nord et de l’Est. Selon les estimations rapportées dans la presse omanaise, ces augmentations pourraient représenter près de 22 rials supplémentaires sur les billets à destination d’Oman, au taux de change considéré.

Cette hausse intervient alors que l’aéroport international de Mascate a enregistré, au cours des neuf premiers mois de 2026, un recul de 8,2 % des arrivées internationales et une baisse équivalente des départs internationaux par rapport à la même période de l’année précédente.

Ces chiffres ne permettent pas, à eux seuls, d’attribuer la diminution du trafic au coût des billets. Ils témoignent néanmoins d’un contexte dans lequel les compagnies, les professionnels du tourisme et les autorités devront composer avec des évolutions de la demande encore incertaines.

Comment préparer son voyage à Oman sans alourdir son budget ?

Pour les voyageurs qui envisagent de découvrir Oman pendant la saison hivernale, l’anticipation reste l’un des principaux leviers pour maîtriser les dépenses. Les tarifs aériens évoluent en fonction de plusieurs paramètres, notamment le nombre de sièges encore disponibles dans chaque catégorie tarifaire et la vitesse à laquelle les réservations sont effectuées.

Les comparateurs de vols, dont Skyscanner, recommandent de consulter plusieurs dates de départ, de commencer les recherches suffisamment tôt et de mettre en place des alertes de prix afin de suivre les évolutions tarifaires.

Il reste toutefois difficile de prédire avec certitude le moment où un billet sera le moins cher. Lorsqu’un voyageur dispose de dates fixes et trouve un tarif compatible avec son budget, attendre ne garantit pas une économie future. À l’inverse, conserver une certaine flexibilité peut permettre de comparer différentes possibilités avant de réserver.

Le choix de l’itinéraire mérite également une attention particulière. Les voyageurs souhaitant explorer plusieurs sites de North A’Sharqiyah peuvent comparer les formules d’hébergement disponibles, des hôtels aux camps désertiques, et organiser leurs étapes en fonction de leurs centres d’intérêt. Les destinations de la région permettent de combiner excursions dans les dunes, découverte des villages historiques et visites de sites naturels.

Préparer son budget implique enfin de considérer l’ensemble des dépenses du séjour, et pas uniquement le vol international : transferts, hébergement, déplacements entre les sites, activités et éventuelles excursions organisées peuvent peser sur le coût total.

Oman face au défi d’un tourisme plus durable dans le temps

La préparation de la saison hivernale 2026-2027 met en évidence les différentes dimensions du développement touristique omanais. Dans North A’Sharqiyah, les aménagements et les équipements doivent faciliter l’accès aux paysages et au patrimoine. À l’échelle nationale, les investissements soutiennent l’augmentation des capacités d’accueil et la diversification des expériences proposées.

En parallèle, la formation des professionnels rappelle que la réussite d’une destination dépend aussi de la qualité de l’accompagnement, de la gestion des imprévus et de la cohérence des services proposés tout au long du séjour.

Reste la question du budget. La hausse des tarifs aériens et les incertitudes économiques pourraient influencer les choix des voyageurs au cours des prochains mois. Pour Oman, l’enjeu sera donc de poursuivre le développement de son offre tout en maintenant une expérience suffisamment attractive pour convaincre les visiteurs de franchir le pas.

Pour les voyageurs, cette saison pourrait offrir de belles occasions de découvrir les paysages désertiques, les oasis et les sites historiques du sultanat, à condition de préparer leur itinéraire et leurs réservations en tenant compte d’un environnement tarifaire encore changeant.

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