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Vacances d’été : les Français rêvent d’îles, de littoral… et un peu de Bretagne

Publié le

Rédigé par Salomé

Un coin de paradis pour les cyclistes, des marais salants bordés de roses trémières et une mer omniprésente : en 2025, l’île de Ré s’impose comme la destination estivale idéale des Français, selon un sondage Elabe pour La Tribune Dimanche et ICI. Mais elle n’est pas seule à faire rêver. Du charme discret du Finistère à la côte corse, ce classement inédit révèle les envies d’évasion qui animent l’Hexagone.


Littoral en tête, îles en force

Parmi les 100 communes préférées pour les vacances d’été, l’écrasante majorité est située au bord de la mer. Plus précisément, 84 communes sur 100 sont littorales, et 9 sur 10 dans le top 10. Sans surprise, les îles trustent les premières places : Ré, Oléron, Ajaccio, Bonifacio, Noirmoutier… Autant de noms qui évoquent un été sous le signe du sable chaud, de l’iode et des couchers de soleil sur l’océan.

Le trio de tête ? L’île de Ré arrive largement en première position, devant l’île d’Oléron et Ajaccio. Une victoire sans appel pour la Nouvelle-Aquitaine, région qui place quatre communes dans le top 10. Saint-Malo (5e) et Annecy (7e) font office d’exception : l’une pour son charme breton, l’autre pour son décor de carte postale entre lac et montagne.

Les destinations les plus prisées des français – Sondage Elabe pour La Tribune Dimanche

L’île de Ré, un territoire préservé… et prisé

À Saint-Martin-de-Ré, le charme opère toujours. Les vacanciers affluent par centaines de milliers : plus de 1,8 million de véhicules traversent chaque année le pont reliant l’île à La Rochelle. Pourtant, l’atmosphère semble intacte, comme en témoigne Alexandra H., céramiste installée sur l’île, au micro de La Tribune :

« Dès qu’on passe le pont, on se sent déconnecté. Même en vivant ici à l’année, je le ressens en rentrant de vacances. »

Les paysages, eux, séduisent autant les visiteurs de passage que les habitants permanents. Romain P., saunier installé depuis 2016, résume l’identité de l’île en quelques mots :

« Les Rétais vivent avec la mer et les marais. C’est l’identité de l’île. […] On n’est pas dans le Sud ! C’est ça qui est agréable. »

Quant à Gisèle V., maire de Sainte-Marie-de-Ré et présidente de l’office de tourisme, elle vante un tourisme plus respectueux de l’environnement :

« Ici, ce n’est pas la foule de la Côte d’Azur. […] Il ne s’agit pas de mettre l’île sous cloche. Simplement d’avoir conscience que l’on a un environnement exceptionnel qu’il faut préserver. »

Une Bretagne discrète mais toujours aimée

Si la Bretagne ne figure pas dans le haut du classement, elle conserve une place chère dans le cœur des Français. Saint-Malo est la première ville bretonne du classement (5e), suivie par Concarneau (35e), Douarnenez (68e), Roscoff (72e) et Bénodet (90e). Des communes finistériennes en retrait, mais qui confirment l’attrait pour les côtes sauvages et les ambiances maritimes authentiques.

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Un sentiment renforcé par une préférence régionale marquée : les Bretons placent notamment Quiberon et Saint-Malo dans leur top 5 personnel. Et même si la Bretagne ne peut rivaliser avec les scores de la Corse ou de la Nouvelle-Aquitaine, elle reste en 4e position des régions les plus plébiscitées.

Un goût partagé pour l’insularité

Les résultats de l’étude révèlent un véritable plébiscite pour les destinations insulaires. Loin de toute affiliation politique, générationnelle ou sociale, les Français semblent unanimes : l’appel du large domine. « Le choix des destinations estivales idéales est peu marqué politiquement : les destinations insulaires dominent le classement de toutes les couleurs », indique le rapport.

Et si l’île de Ré revient sans cesse dans les classements – aussi bien chez les cadres, les retraités, les habitants des grandes agglomérations que les familles avec enfants – ce n’est pas un hasard.

Une France en vacances, les pieds dans l’eau

Le sondage révèle aussi un attachement fort au territoire local. La plupart des répondants classent des communes de leur propre région parmi leurs favorites, preuve d’un intérêt croissant pour un tourisme de proximité. Cette tendance s’accompagne d’un souci de préservation : écotaxes, quotas de meublés touristiques ou surfaces non constructibles sont autant de mécanismes mis en place dans les destinations les plus convoitées pour limiter le surtourisme.

Car la pression existe, en particulier dans les communes qui attirent chaque année des milliers de visiteurs. Concarneau, dans le Finistère, en est un exemple : la ville fait face à une multiplication des meublés touristiques et à une saturation des infrastructures, comme le rappellent plusieurs élus locaux dans d’autres publications récentes.

Ce classement dresse un portrait fidèle des envies estivales des Français en 2025 : un désir de nature, d’authenticité, et surtout d’océan, avec une préférence marquée pour les îles tranquilles, les paysages préservés et les villages au charme discret. Le rêve d’été, en somme, se conjugue plus que jamais avec la mer.